07.11.2009

Sydney 2009

5 Juillet 2009 - 4 Septembre 2009

Deux mois seule à Sydney pour me ressourcer et travailler... Plein hiver et pourtant 23°C en moyenne. Début du séjour à Mosman avec Sarah puis collocation dans une grande maison à Surry Hills, un de mes quartiers préféré de Sydney. Zoo, Fish Market, pédicure, massage, Bikram Yoga, soirées... De vraies vacances avec tout de même un petit peu de travail... deux journées de tournage pour la publicité Immodium !

26.05.2008

Vanuatu

Vanuatu est un chapelet d'îles qui sépare l'Océan Pacifique de la Mer de Corail qui porte si bien son nom. Notre séjour s'est limité à l'île d' Efate, celle avec la capitale Port Vila et l'aéroport international, un lieu qui attire toute la population à chaque atterrissage d'un avion, et où, à peine débarqués sur le tarmac, on peut voir la foule qui salue généreusement tous les nouveaux venus en souriant et disant "Hallo". Le Bislama est le dialecte officiel de l'île, l'un des 103 de l'archipel, et est en fait profondément dérivé de l'Anglais: "Kam luktem so" pour "Come and look the show", ou par exemple, "Satem dor slo plies" pour "Shut the door slowly, please". L'archipel a gagné son indépendance dans le calme en 1980 et était avant partiellement français et britannique, je ne sais pas comment se faisait le partage, mais les deux cultures sont présentes et ont été assimilées dans une nouvelle culture qui leur est propre. Les populations alors qu'on est très près de l'Asie sont des Noirs qui semblent venir d'Afrique mais dont l'origine m'est inconnue. En tout cas, ils sont drôlement souriants.

La végétation m'a beaucoup fait pensé à la Martinique, une luxuriance de verdure, des cocotiers et des arbres fruitiers partout, et parfois des formes uniformisés par une espèce de lierre à grosse feuilles très vertes qui recouvre tout et qui donne des visions surréalistes. La côte est parfois très sauvage avec des roches volcaniques noirs acérées par les vagues, et sinon, à d'autres endroits protégés par une barrière de corail, des plages de sables blancs offrent des visions aux eaux turquoises dans des lagons où une foule de petits poissons et d'étoiles de mer paissent tranquillement au bord de bouquets de coraux multicolores.
Nous aurions aimé avoir plus de temps pour visiter d'autres îles qui offrent plus de variétés: l'île Espirito Sancto, est plus sauvage et les populations apparemment plus traditionnelles, simplement vêtues de pagnes de cocos, avec des maquillages bigarrés, l'île de Tanna offre, elle, la vision d'un volcan en activité,...

Nous sommes arrivés samedi 17 dans l'après midi, à l'aéroport, Elisabeth, la femme du chef du village de Béthel, nous attendait avec le sourire pour nous faire traverser l'île jusqu'au Nord-Est à Béthel, un petit village où nous avons passé trois jours très bien logé dans des petits bungalows au coeur de la rainforest. Là, nous avons partagés la vie des villageois, et Joël, le chef, nous racontait leur vie, leurs coutumes, leur art de vivre. Les gens ont le choix entre vivre d'eau de pluie et de fruits, sans jamais se rapporter à l'argent, sinon l'argent sert à la campagne essentiellement à acheter du savon et du kérozène pour les lampes tempêtes. Certains font du savon et aussi une huile inflammable avec de l'huile de coco. Joël, lui, a créé un complexe de 7 bungalows et une belle salle à manger construite autour d'un arbre vivant, et il a l'ambition de bien accueillir des touristes avec un certain confort, tout en leur montrant une vision hors des sentiers battus des pavillons "plages-cocotiers" si courus des touristes normaux. Il a donc investit dans un groupe électrogène, un système de plomberie sophistiqué, un camion,... Ce qui le sort un peu du lot des villageois traditionnels et l'amène à avoir plus de rapport avec l'argent.Sinon, les villageois vivent traditionnellement de leurs cueillettes et les femmes vont en ville avec le surplus de fruits et légumes, le vendre au marché ouvert 24h/24 à Port Vila. Elles restent 2 ou 3 jours sur place, dormant entre deux ventes entre les étals, parfois 3 ou 4 générations réunies, jusqu'à être remplacées par de nouvelles femmes du village arrivées avec un lot de nouvelles victuailles.

Le dimanche matin, après le petit déjeuner au goût de café local accompagné de pamplemousse délicieusement sucré, nous sommes partis sur la route qui fait le tour de l'île_ très mauvaise en véhicule, le tapis étant constitué de coraux concassés dont l'entretien laisse à désirer_ jusqu'au village voisin d'Epau où, attirés par les chants, nous avons assisté à cette très belle cérémonie dans une petite église bleue; les chants étaient splendides, rythmés, accompagnés d'applaudissements et de larmes de joie des mamans qui écoutaient leurs enfants. Un des chant nous a tant marqué qu'on l'a chanté tout les jours depuis: "Mother you're so good to me". Puis nous avons échangé la paix du Christ avec toute la population réunie pour cette belle fête. De retour à Béthel, nous nous sommes fait coincés dans la salle à manger par une pluie diluvienne qui a duré plus de huit heures et qui a transformé le petit ruisseau qui traverse le village en un torrent boueux qui débordait sur les sentiers dont l'entretien demande tant à Joël et sa famille. A la tombée de la nuit, nous nous sommes décidés à rejoindre notre case et pour cela, traverser le torrent. Joël nous a coupé deux immenses feuilles de laplap en guise de parapluie local et nous nous sommes lancés, pieds nus dans le courant, chaussures à la main. Une phase délicate a surpris Delphine qui a laissé glisser sa chaussure rapidement emmenée dans le courant. Celle-ci a été retrouvée deux jours plus tard, par les bons soins de Joël, 500 mètres plus loin, quelques dizaines de mètres en amont de la mer, heureusement coincée entre deux bananiers. Après cet épisode, à l'abri dans notre case, l'heure du diner venait sans électricité, le groupe électrogène ayant été maltraité par l'eau environnante. Joël et Elisabeth ont traversé une fois de plus le courant, deux assiettes et deux bougies à la main. Un diner à la chandelle dans l'exiguité de la case s'annonçait.

Le lendemain, le temps n'était guère plus clément, et c'est seulement entre deux averses que nous avons pu nous promener vers deux baniantrees qui formaient un pont au dessus de la route. Ces arbres ont la particularité de laisser pendre des lianes qui s'enracinent dans le sol, et s'épaississent formant un massif de troncs solidaires par le branchage, d'une densité et d'un aspect impressionnant. Un villageois qui cueillait des cocos nous en a taillé une, toute fraiche tombée de l'arbre, à l'aide de sa machette dont ils ont une maitrise remarquable. Dans la campagne, tous le monde, même les plus jeunes, se promène avec ces immenses couteaux à la main, presque des épées, terriblement affutées. Heureusement, leur sourire est irrésistiblement rassurant. En fin d'après midi, malgré le ciel pesant, je me suis décidé à trouver mon chemin dans les bushwalks, ces petits sentiers taillés à la machette dans la jungle, jusqu'à la mer qu'on entendait gronder au loin. Armé de mes bonnes chaussures et de mon courage, j'ai finalement découvert une petite plage couverte, délicieuse, bordée de récifs noirs et acérés par les lames. M'aventurant sur cette dentelle de roche coupante, j'ai découvert un panorama magnifique. Une île en face aux allures de volcan et un ciel où le soleil perçait promettant une éclaircie qui allait durer. Au retour, j'ai croisé la famille, Joël perché dans l'arbre et Elisabeth et les enfants ramassant les fruits qui tombaient. Des Naouss, une qu'Elisabeth m'a préparé à l'aide de sa machette, un fruit étrange au goût d'écorce sucrée, très vert.

Mardi, à 5h30 du matin, avant le lever du jour, nous attendions le bus local, un petit omnibus 12 places bringueballant, espérant être le premiers pour être sûr d'avoir une place et le trajet vers la capitale a commencé. Le jour se levait offrant des couleurs remarquables à l'Est sur la verdure et les dégagements permettant de voir la côte. Arrivés à Port Vila, notre séjour allait prendre une autre tournure quand nous avons découvert notre nouvelle résidence. Un pavillon luxueux donnant directement sur un ponton sur le magnifique lagon d'Erakor. Nous avons profité pleinement de cette journée, farniente sur le ponton, bain bouillonnant face au lagon, que de luxe après la simplicité de la case et les quelques difficultés liées à l'humidité, les moustiques, et l'obscurité des sous bois. Un petit tour au marché, un plein de vivre et nous sommes retourné nous préparer un diner digne des plus grandes scènes de cinéma américain. Non seulement la petite table donnant sur le ponton était bien disposée, mais à cela s'est ajoutée la splendeur de la pleine lune qui se reflétait dans les eaux du lagon, pour notre plus grand plaisir.

Nous nous sommes bien fait aux horaires de tropiques et c'est avec délice que nous nous réveillâmes, tout frais, à 6h15, aux premiers rayons du soleil sur Erakor pour rejoindre à 8H30 le Coongoola, un fier deux mâts, à Havana Harbor pour visiter Lelepa Island et découvrir une culture de tortues assistées, sponsorisées et protégées. Puis la journée sur le navire entrecoupée de plongées aux milieu des massifs de coraux en quête d'images de poissons colorés qui dans l'ensemble sont restés assez timides.

Le lendemain, jeudi, une journée d'équitation au bord de plages noirs puis grises puis jaunes, nous a épuisés et meurtris mais ravi pour ma part. Nous avons tout de même écourté un peu la ballade pour pouvoir avant la nuit découvrir, dans le même coin, les Mele Watefalls. Des paysages paradisiaques, des eaux turquoises presque fluorescentes, des cascades, des torrents, un bassin splendide pour faire des ablutions très rafraichissantes arrosé par une douche haute de vingt mètres...

Vendredi, le resort nous proposait tout un assortiment d'embarcations pour naviguer sur le lagon. Nous avons choisi un canoë en fibre de verre qui permet de voir le fond de l'eau glisser au travers de la coque. Nous avons descendu le lagon jusqu'à son delta au bord de la barrière de corail, rejoignant l'île d'Erakor pour profiter d'un petit déjeuner sur une terrasse d'où l'on pouvait voir plus de 70 étoiles de mer d'un seul coup d'oeil dans les eaux turquoises. Le retour à marée descendante nous a demandé beaucoup d'effort et de coups de rames à contre courant et le reste de la journée a été passé à Vila, a faire des emplettes, au marché, à croiser Elisabeth et la famille toujours souriante, malgré leurs troisième journée consécutive à dormir en relai sur des matelas de joncs derrière leur étal.

Notre dernier diner, nous l'avons passé dans un restaurant tenu par un français, l'Oustallet. Après un velouté de coconut-crab, j'ai goûté un filet de boeuf local d'une tendresse inénarrable et Delphine a osé la spécialité de la maison, à savoir, une flying-fox au vin rouge. C'est le seul endroit où l'on trouve à la carte, cet animal, très courant dans le Botanic Garden de Sydney. La préparation était très bonne, et la viande, difficile à décortiquer, assez filandreuse et très faisandée, mais tout de même appréciable, un peu comme un civet de lièvre ou un canard très très sauvage. C'était extraordinaire de trouver dans son assiette, cet animal à l'anatomie méconnue.

Et voilà, un dernier réveil sur le lagon et notre séjour touchait à sa fin. Un dernier passage au marché pour un ultime salut à Elisabeth et sa fille, dernier achat d'un coquillage très local et en route pour l'aéroport et embrasser enfin d'un dernier regard, en le survolant, ce pays si souriant.


- Virgile -

10.03.2008

Southern Highlands

Nous avons profite de cette belle journee de dimanche pour decouvrir les "Southern Highlands" a seulement 2h de Sydney.
Berrima, Kangourou Valley, Fitzroy Falls, 7 Mile Beach... Eucalyptus, falaises abruptes, hauts plateaux, rainforests, plages immenses, que de paysages riches et nouveaux pour nous, les francais de Manly! Berrima est un beau village charge d'histoire, une auberge datant de 1834, ce qui est l'antiquite pour cette jeune nation, un village tourne autour d'un penitencier tout carre, fait de pierres de taille. Puis la route nous a emmene a Fitzroy Falls, ou, au debouche d'un chemin de sous bois, on a decouvert un panorama a couper le souffle: une vallee de canyons verdoyants arrosee par une cascade de 80 metres qui deferlait presque sous nos pieds. La route de Berry nous a fait traverser Kangourou River sur un pont aux allures de chateau fort pour nous amener dans cette vallee longeant de magnifiques ranchs et des pres a vaches et a chevaux. Au bord de la route, parfois, d'enormes cadavres de wombats nous rappelaient que la nature est si fragile et si differente ici, d'ou la presence de ces paneaux qui nous paraissent extraordinaires: "attention aux Wombats', "attention aux Kangourous" pres d'une maison de retraite il y avait meme un paneau "attention aux Vieux"... Puis au bout de la vallee, l'immensite d'une plage longue de 12kms, Seven Mile Beach, et un village de pecheurs avec un cimetiere surplombant l'ocean au soeil couchant... Une belle journee, un concentre de payages tres differents, a une centaine de kilometres de la ville... Un bonheur...